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American Retro Diner

Par Florian Strzelecki - 09:00 - 17.09.2018

Tags : JDR, VEDUT

Les murs de tôle d'acier inoxydable donnent l'impression d'une immense caravane posée à même le sol, avec des hublots horizontaux et des stores d'un vert pâle, laissant entrevoir une déco aux tons pastels. Du blanc sur les murs et le sol, du rose et du vert pastel sur les meubles, les tables, les chaises, et les menus. Ici, on ne vient pas en famille pour déjeuner, mais à deux ou trois pour un petit-déjeuner copieux à n'importe quelle heure, un café serré au milieu de la nuit, ou bien seul, au bar, pour une variante du burger avec plus ou moins d'étages de cheddar fondu. Marcy est la serveuse et chef de service de nuit, et elle connaît par cœur les préférences de ses habitués : celui-là est un vigile qui surveille des entrepôts la nuit en patrouillant seul avec une chienne appelée Fancy ; celui-ci est un agent spécial d'une agence gouvernementale quelconque, les cheveux gris, l'air sec comme un ancien marines mais l’œil vif comme un lynx ; et un autre a sa table habituelle, demandant toujours la même chose : une théière d'eau chaude, sans thé, et une part de cheesecake au citron. Ce dernier client est sans doute le plus étrange, avec ses manières, ses livres, et son habitude d'apporter son propre thé. Il n'y a pas de grandes discussions entre ces murs, il n'y a pas de héros, personne pour embêter personne. On vient, on prend sa commande, on consomme sur place en silence, et tout le monde y trouve son compte. Peut-être qu'il faudrait un coup de peinture ici ou là, peut-être que la carte gagnerait à être retravaillée un peu. Surtout qu'il y a toujours une typo sur le menu, depuis plus de 15 ans maintenant. Mais on ne change pas les institutions, n'est-ce pas ?

Que se passe-t-il lorsqu'un événement dérange les habitudes millimétrées des clients fidèles ? Qu'est-ce qui pourrait bien amener ces hommes à parler, à s'ouvrir, et à déballer leurs sombres histoires ? Ne sont-ils jamais malade ? Viennent-ils toujours à la même heure ? Marcy connaît tous ses clients par cœur, mais que connaît-elle vraiment d'eux ? Qui imaginerait l'un d'eux comme un criminel ? Un indic ? Ou même une double vie ? Les habitués de la nuit, que font-ils exactement de jour ?

Avec ses murs en tôle d'acier ondulée et ses habitués silencieux, c'est là un classique des séries policières américaines. C'est justement là tout l'intérêt : pouvoir jouer avec les clichés de la "taverne" dans un décors familier de notre culture du petit écran (ou, aujourd'hui, de Netflix). Aux MJs de savoir de quelles séries ils veulent s'inspirer pour le rendre vivant !

Anneau cosmique

Par Florian Strzelecki - 09:00 - 10.09.2018

Tags : JDR, VEDUT

Le Cylindre O'Neill, concept des années 70 du XXe siècle, était de la pure science-fiction, jusqu'à ce que la science et l'extravagance d'un riche personnage ne mettent au point selon ces principes directeurs une station spatiale propre à ce lointain futur. Plus intéressé par le profit que par la science, son propriétaire l'aménagea comme un mélange de casino, d'hôtel de luxe, et de retraite spatiale pour les plus riches privilégiés de son époque : divertissement, relaxation, luxe et jeux d'argents et surtout anonymat garanti, et le vide spatial de l'autre côté des vitres, voici les piliers fondateurs des lieux - et tout son attrait diront certains. Son lieu emblématique n'est autre que son restaurant central, construit comme une ruche d'abeille, des alcôves privés assemblées les unes au-dessus des autres, parfaitement insonorisées et avec les meilleurs systèmes de protections contre l'espionnage moderne. Il est possible de les louer à l'heure, à la journée, voire sur des durées qui dépassent l'année. Tout y est automatique, tous les services étant assurés par des robots dont la forme dépendent entièrement des envies plus ou moins extravagantes des consommateurs. C'est le lieu de tous les possibles et sans limite, où les envies ne sont limitées que par l'argent. Une magnifique bulle de décadence et de liberté en plein milieu du cosmos.

Pas de limites et pas de témoins peuvent-ils transformer un rêve en cauchemar ? Qui peut dire si les envies ne sont pas des vices mortels ? Qui s'inquiète de connaître l'identité du propriétaire des lieux ? Tout est automatisé et robotisé, mais est-ce vraiment le cas de la maintenance ? Qui vous protègera lorsque l'argent viendra à manquer ? Qui peut vraiment croire à ce rêve doré ?

La science fiction nous fait souvent réfléchir à la condition humaine, mais nous donne aussi des lieux grandioses à explorer. Il ne tient qu'au MJ de savoir manipuler les attentes des uns et des autres pour allier les puissantes ficelles du genre. Le futur sera-t-il utopique ou dystopique ?

Chargée d'histoires

Par Florian Strzelecki - 09:00 - 03.09.2018

Tags : JDR, VEDUT

Il est dit que si les bâtiments pouvaient parler, ils nous raconteraient leurs histoires ainsi que les vies trépidantes de leurs occupants. Des histoires, cette auberge au milieu d'une route de campagne, à la frontière de plusieurs pays, en a certainement connues beaucoup : l'invasion Orc au début du millénaire, l'alliance des elfes et des hommes, la migration des gnomes, la retraite des nains ainsi que leur retour, les bras chargés d'étranges artefacts runiques, et bien d'autres histoires de guerres, de paix, de migrations, de progrès social, économique, technologique... Mais ce qui a sans doute le plus marqué le caractère des lieux - au sens littéral du terme - est d'avoir été la demeure d'une grande magicienne plusieurs fois centenaires, il y a de cela plusieurs siècles maintenant. Depuis le décès (ou la disparition) de sa dernière propriétaire, les lieux ont acquis une conscience (magique ?), et ses "locataires" sont plus ou moins ses invités. Ces derniers sont désormais les patrons et employés qui accueillent une clientèle de tout âge et de toute condition, et ils n'ont pas le choix : c'est le bâtiment lui-même qui décide qui a le droit de rentrer, et qui peut loger ici pour une nuit ou deux. Tous les dix ans, un gnome (ou une ?) se présente à la porte avec un contrat à signer par l'aubergiste, lui autorisant à profiter de tous les bénéfices de l'affaire en échange de l'entretien des lieux. Tout en bas du contrat est apposée le nom et la signature de la magicienne - mais plus personne ne sait ce qu'elle est devenue.

À quel point l'auberge est-elle vivante ? Peut-elle parler ? Ou se contente-t-elle de donner des visions, des rêves, ou des cauchemars à ses occupants ? Peut-elle soigner ? Peut-elle rendre fou ? Et puis, comment fait-elle pour savoir qui a le droit de rentrer ou pas ? Sur quels critères autorisera-t-elle l'un et pas l'autre ? Et est-ce aux joueurs de le découvrir ? Et depuis quand les morts et les disparus peuvent signer des contrats tous les dix ans ?

Prendre au sens littéral l'expression "auberge de caractère" est l'occasion de donner un peu plus de relief à un lieu qui semble si commun dans un contexte où les elfes, les nains, les orcs et les magiciens sont des réalités. C'est l'occasion de faire la rencontre avec un lieu déroutant et qui, pour une fois, ne voudra peut-être pas tuer ses habitants. Cher MJs, soyez créatifs, c'est l'occasion de jouer avec le décors !

Le vieux bâtiment des postes

Par Florian Strzelecki - 09:00 - 27.08.2018

Tags : JDR, VEDUT

La jeunesse dorée de la ville se réunit désormais au Postal Bits, un entrepôt désaffecté du service postal et reconverti en boîte de nuit branchée pour amateurs de musique électronique et 8 bits à base de carte son de NES et de Game Boy. Le haut plafond permet d'accrocher les lumières synchronisées et l'ancien bureau du superviseur principal a été transformé en booth pour DJ. Ici on déterre le vieux matériel de la poussière et on monnaye la nostalgie des années 80-90 à grand renfort de pixels arts et de communication moderne bien léchée. Histoire de ne pas faire trop lisse, on aura gardé certaines des vieilles machines de tri, en veillant à retirer ou condamner toute partie présentant un quelconque risque. Le bar se fait sur un tapis de distribution qui tourne à vitesse ultra réduite, et les barmans sont habillés en postiers, entourés par des hipsters barbus et tatoués, accompagnés des habituées du combo robe vintage, cheveux noir et rouge à lèvre intense le tout façon année 50. Cinq étoile sur tous les réseaux sociaux mais gare à la note de taxi uberisé en fin de soirée.

Est-ce que vous venez pour l'attrait des secrets d'un lieu ancien ? Ou venez-vous faire votre business entre celui de la nostalgie et celui des tendances des réseaux sociaux ? Mais n'est-ce pas là qu'une nouvelle façade, plus moderne et mieux adaptée à la criminalité du 21e siècle ? Quelles affaires crapuleuses peut-on découvrir, et qui voudra bien jouer au Cluédo si ce soir il y a un meurtre sur le dancefloor ? "Hack the planet" disait le film mais attention à ne pas prendre la mauvaise pilule : la rouge, ou la bleue ?

La gentrification, les hipsters, et la musique électronique : autant de sujets qui peuvent éveiller l'imagination. Les séries policières adorent les lieux du genre, où l'agitation nocturne laisse sa place à la froide et cruelle lumière qu'il faut faire sur les enquêtes - les tavernes ne sont pas les seuls éléments à servir du cliché. Cher MJs, les repères changent à chaque génération, et il ne vous reste qu'à exploiter ces phénomènes à votre avantage pour planter un décors qui vous ressemble !

Hospitalité de façade

Par Florian Strzelecki - 09:00 - 20.08.2018

Tags : JDR, VEDUT

Les étapes sont nombreuses sur les chemins de pèlerinage, et il n'y a pas toujours de monastère, de chapelle ou d'hospice pour accueillir les voyageurs - et encore faut-il parfois les bons sauf-conduits. Sur le devant de cet établissement une belle affiche gravée et peinte sur bois présente le propriétaire des lieux recevant le pèlerin avec tous les honneurs qui sont dû aux fervents croyants. Sur le derrière des choses, c'est une toute autre histoire : les prix changent à la tête du client - celui-ci a l'air riche il pourra bien payer plus, celui-là a l'air désespéré il n'osera pas dire non, et ce dernier n'osera jamais dormir à la belle étoile ! Et ces lits... la promesse de 20 lits dans une salle commune se transforme en réalité en une douzaine de paillasses posées sans soin dans une salle aux murs décrépits et où règne l'humidité et les miasmes, le tout loin de l'image d'une soirée agréable autour du feu de cheminée. La nourriture est tellement infecte qu'il n'est pas nécessaire d'aborder le sujet - évitons d'avoir la nausée. Non, vraiment, c'est peut-être la seule option, mais elle est peut-être plus terrible encore qu'une nuit dehors.

Comment allez-vous marchander votre nuit ? Est-ce que vous serez vraiment à l’abri de tous les dangers ? Qui surveille vos affaires, et à qui pourrez-vous faire confiance ? Et le lendemain, si jamais vous prenait l'envie de négocier le prix, pourrez-vous faire fasse à l'aubergiste et ses gros bras ? Ce ne serait pas la première fois qu'un pèlerin viendrait à disparaître pendant son voyage, et si ce n'est pas vous, peut-être vos oreilles entendront le plan ourdit par les sbires du cruel propriétaire des lieux voulant détrousser, au hasard : un jeune couple venu se réfugier là pour la nuit ; un marchand accompagné d'une mule et d'un précieux chargement ; ou encore un voyageur naïf à la richesse trop voyante.

Les voyages ne sont jamais parfaitement sûr, ils comportent des risques, et il n'y a pas de raison que l'avarice des hommes ne s'emploie pas à le démontrer à la moindre étape du parcours. Cher MJs, voilà une bonne occasion de pimenter la route !

Les films de janvier à juillet 2018

Par Florian Strzelecki - 13:11 - 18.08.2018

Tags : Cinéma

Le cinéma est un bon divertissement, et entre Netflix et mon abonnement de cinéma, j'ai l'occasion de voir beaucoup de films. Certains sont excellents, d'autres... c'est discutable. J'ai envie de faire un petit bilan de presque-mi-année sur les films que j'ai vu depuis janvier 2018, et de voir ce qu'il en ressort.

C'est un classement subjectif non pas sur la qualité des films, mais sur le plaisir à les regarder. Cela n'indique rien de la valeur des films, et je ne cherche pas non plus à analyser pourquoi j'ai plus aimer un film qu'un autre. Je me contente de dire ce que j'en ai pensé. Parfois, je vais voir un film à l'exact moment qu'il faut, et parfois le film tombe à plat parce que ce n'était pas le bon moment, ou pas les bonnes conditions pour le voir. Parfois un film répond à mes attentes, et parfois il me déçoit tellement que je vais le détester. Ne prenez pas cela trop au sérieux !

Top-tier

Still-Good-tier

Almost-tier

Meh-tier

Nope-tier

Plus de 50 films

Et voilà, c'était plus de 50 films vu cette année. Pour le moment aucun n'arrive à atteindre mon top-50 de mes films les mieux notés sur Criticker. Mais l'année n'est pas terminée !

Sur la place de l'église

Par Florian Strzelecki - 09:00 - 13.08.2018

Tags : JDR, VEDUT

Chaque dimanche après la messe il est désormais coutume dans ce petit village que l'herboriste fasse taverne sur la place en face de l'église. Il sort de sa boutique deux vieux tonneaux vides et dépose une simple planche de bois, tandis que les villageois s'occupent d'apporter chaises et bancs sur lesquels s'assoir pour partager un moment communautaire. Il vend sur son étal temporaire des productions locales - toutes autorisées par le prêtre de la paroisse qui prélèvent son dû - ainsi qu'un alcool qu'il est le seul à distiller à partir de céréales de la région. C'est une habitude bien ancrée chez les habitants, qui viennent après la messe moins pour se désaltérer que pour partager les dernières rumeurs. C'est un moment important de la vie sociale voire politique des gens du coin, et tant que l'église n'est pas menacé et l'ordre maintenu, ni la morale ni les autorités n'ont rien à y redire. Jusqu'à présent.

Qu'allez-vous apprendre comme rumeur ? Est-ce que les villageois s'ouvriront vraiment à un étranger lors de cet événement qui leur est d'habitude réservé ? Comment les autorités vont-elles réagir s'il y a du grabuge ? Et de quel côté serez vous à ce moment là ? Auriez-vous renversé le verre de quelqu'un ? Ou bien fait les yeux doux à la mauvaise personne ? N'est-ce pas le meilleur moment pour tâter la température ? Et si un jour l'herboriste ne vient pas à la messe, et n'ouvre pas sa porte à l'heure prévue ? Qui peut dire l'effet d'un empoisonnement en plein jour sur la place publique, un verre à la main ?

Il existe bien des possibilités de jouer autour de cette taverne. Un village, une petite communauté, ses habitudes, et un élément perturbateur qui pourrait bien tout chambouler. Cher MJs, je pense que vous trouverez des idées !

Projet épisodique

Par Florian Strzelecki - 23:47 - 11.08.2018

Tags : JDR, VEDUT

L'idée originale de VEDUT, pour "Vous Êtes Dans Une Taverne", n'est pas de moi, mais d'un ami qui aujourd'hui produit des œuvres bien plus grandes que ce que nous pouvions imaginer dans notre adolescence. J'aimerais cependant m'approprier pleinement un projet qui en est librement inspiré. Ce n'est pas un souhait nouveau, mais assez lointain et toujours remis à demain jusqu'à présent. Je ne sais pas me mettre en route pour ce genre de chose. Chaque départ est le début de la procrastination et de l'éparpillement. Je succombe à la liberté de tout faire, en ne faisant plus rien. Il ne me reste plus qu'à essayer, en exploitant ce que je sais de moi : je travaille mieux avec des contraintes qu'avec des libertés.

En voici deux : publier par épisode, comme un feuilleton, et publier des textes courts. Se forcer à rentrer dans un cadre, à limiter les dérives de l'imagination, à vaincre la paralysie devant l'infinité des possibles qui engendre cette peur de ne rien produire. Les idées sont parfaites tant qu'il n'y a rien pour les concrétiser.

VEDUT sera mon feuilleton de tavernes, auberges, boîtes de nuits, bars, brasseries, et autres débits de boissons inspirés de l'imaginaire collectif du jeu de rôle. Un épisode pour un lieu, ses décors et ses habitants.

1986

Par Florian Strzelecki - 00:00 - 04.08.2018

Tags : Bonjour, 4 Août

J'aime bien relire la page Wikipédia de l'année 1986 :

Et le tout, avant le 4 août 1986.

Fantastic Tests

Par Florian Strzelecki - 18:25 - 13.04.2018

Tags : Programmation, Bonne pratique, Développement, Unit Testing, Tests

And How to Write Them

J'ai donné le mois dernier un talk mystère à Software Crafts·wo·manship, car j'avais envie de parler des tests (en programmation). Le format ne permettant pas de s'étendre beaucoup sur le sujet, je prends le temps aujourd'hui de l'explorer un peu plus par écrit.

J'aime les tests. Tous les types de tests : unitaire, intégration, QA, utilisateur, performance, chaos, etc. il en existe plus que je ne peux en lister. C'est, avec la documentation, un outil indispensable pour moi. Si je ne suis pas un extrémiste du TDD, je tente de le pratiquer aussi souvent que possible, et je ne cesse d'en défendre l'utilité et les usages.

Pourtant, je tombe encore et toujours sur les mêmes débats sans fin, les mêmes remarques subjectives, les mêmes traits d'esprit qui se veulent toujours plus malins, et les mêmes conflits stériles qui cristallisent des positions bien campées là où il faudrait plutôt résoudre les problèmes - et de répondre aux vrais besoins.

2 unit tests. 0 integration tests

Je prends souvent en exemple le cas des blagues "2 unit tests. 0 integration tests". Il en existe beaucoup de variantes, toute plus ou moins drôles.

Je n'aime pas cette blague. Ce n'est pas tant qu'elle soit employée à tort et à travers, que le fait qu'elle se base sur un paradigme que je trouve fondamentalement inadapté : il y aurait d'un côté les tests unitaires, et de l'autre les tests d'intégration. Certains verront dans cette blague une défense des tests d'intégrations, d'autre une attaque des tests unitaires, alors que le problème de fond, ce n'est pas l'un ou l'autre, ou l'un sans l'autre, mais l'inadéquation des tests avec les besoins réels. Passer son temps à dire qu'il faut les deux ne permet toujours pas de dire comment écrire de bons tests.

Le problème de fond qui m'intéresse, moi, c'est d'écrire des tests qui ont un sens ; des tests qui m'apportent quelque chose, non pas en statistique ou par respect de certains principes, mais en sécurité, en maintenabilité, et surtout, en utilisabilité.

À la fin de la journée, lorsque je reçois un rapport de test positif, ce qui compte, c'est que je sois rassuré : l'utilisateur va pouvoir utiliser mon application.

Youtube & Cinéma

Par Florian Strzelecki - 13:52 - 10.03.2018

Tags : Cinéma, Youtube

J'aime le cinéma, et je passe beaucoup de temps sur Youtube : c'est l'occasion de partager une liste de chaînes Youtube auxquelles je suis abonné.

Il n'y a aucun ordre, pas même alphabétique. Certaines sont plus intéressantes que d'autres, certaines ne vous plairont pas, et d'autres encore sont absentes : vous êtes seul juge, et vous pouvez toujours partager vos trouvailles.

Critiques de films

Une opinion ? Une critique ? Un avis ?

Divertissements

Parce que le cinéma est vaste et qu'il y a toujours moyen d'en rire ou de s'en amuser - et pas seulement en regardant des films.

Analyses de films & séries

Pour aller un peu plus loin dans les thématiques d'un film, d'une série, d'un genre.

Analyses des techniques

Derrière chaque film il y a des équipes qui réalisent, produisent, montent, assemblent. Les métiers du cinéma sont nombreux, les techniques pour donner vie à un films encore plus.

Thierry Roland

Par Florian Strzelecki - 10:05 - 04.08.2017

Tags : Ma vie, 4 Août, football

Thierry Roland, né le 4 août 1937 à Boulogne-Billancourt et mort le 16 juin 2012 à Paris, est un journaliste sportif français et un célèbre commentateur de matchs de football.

Wikipédia

Je n'ai jamais trop été intéressé par le football, déjà parce que c'est un sport et que j'ai une attention très limitée quand il s'agit de sport ; ensuite parce que concrètement il ne se passe jamais grand chose dans les 90min que prend un match.

Mais Thierry Roland, ça, je m'en souviens. Aussi loin que je me souvienne, c'est sa voix que j'entendais à la TV lorsque ça parlait de foot, sa voix reconnaissable entre mille.

Mais bon, moi, le foot...

DRY, de la fonction au décorateur

Par Florian Strzelecki - 23:38 - 12.07.2017

Tags : Python, Programmation, Développement, decorator

Prenons un exemple de code python simpliste :

def more(number, i):
    """Add ``number`` and ``i``"""
    return number + i

print(more(5, 2))

Sans grande surprise, ceci affiche dans le terminal le nombre "7". Maintenant, mettons que j'ai envie d'afficher du texte avant de faire l'addition... mais seulement de temps en temps ?

La version simpliste, c'est d'écrire une autre fonction, comme ceci :

def more_verbose(number, i):
    """Print a sentence and return ``more(number, i)``"""
    print('Calling function `more`')
    return more(number, i)

print(more_verbose(5, 2))

Ce qui affiche :

Calling function `more`
7

Et maintenant, qu'est-ce qui se passerait si je voulais faire la même chose avec une autre fonction ?

Limites de sphinx-autodoc

Par Florian Strzelecki - 17:31 - 09.07.2017

Tags : Python, Documentation, sphinx, autodoc

J'utilise Sphinx pour écrire des documentations depuis quelques années maintenant, que ce soit pour des projets Python ou non, et avec le recul j'en viens à en considérer les limites. Elles sont nombreuses, et de plus en plus frustrantes.

Mais pour le moment, je vais me concentrer sur son extension autodoc, qui inspecte le code et permet d'en extraire les docstring. Son but est simple : générer une documentation exhaustive et à jour (ce que j'appelle "la référence technique"), puisqu'elle concorde avec le code source documenté (pour l'exercice, on supposera toujours vrai que les docstrings soient toujours à jour avec le code source).

Ma première expérience de documentation fut avec Doxygen, à l'IUT (entre 2004 et 2006). Ce fut une bonne expérience, et une ouverture sur la documentation et sur son importance pour la qualité.

Sans expérience en la matière, il m'apparut très vite comme une pratique essentielle du métier, bien que ce ne soit pas l'avis de tout le monde. Autant dire qu'il y a de quoi écrire des livres entiers sur la place de la documentation, que ce soit dans notre culture ou dans nos passages à la pratique.

Plus tard, j'ai été amené à utiliser des outils similaires, pour d'autres langages, et pour un lectorat de plus en plus varié. Depuis, j'ai même eu l'occasion de donner plusieurs ateliers et conférences sur le sujet, qui me passionne peut-être même plus que le code lui même.

Obsolescence de la documentation

Par Florian Strzelecki - 18:21 - 28.01.2017

Tags : Documentation, Lecture, Obsolète

Les déménagements ont ceci de formidable qu'ils permettent de regarder ses plus vieilles affaires oubliées, et de faire un choix : garder, ou jeter. N'ayant plus la place de tout garder, et n'étant pas spécialement attaché aux affaires du passé, j'ai tendance à jeter assez vite - sauf les livres, c'est beaucoup trop difficile avec les livres.

Il se trouve que j'ai eu ce choix difficile devant un carton de livres techniques. Garder ou jeter ? Et puis, j'ai lu les titres, j'ai relu quelques passages, et surtout, j'ai vérifié les dates de publication : de 2006 à 2011. Le choix a finalement été beaucoup plus facile que prévu.

La documentation n'est ni éternelle ni immuable, elle doit changer, évoluer, et s'adapter aux évolutions de son sujet (langage, framework, outil, etc.). Les livres papiers, malheureusement, ne peuvent pas faire évoluer leur contenu - pas sans une intervention physique, généralement plus destructrice que bénéfique si j'en crois mon expérience. Je rajoute d'ailleurs que les magazines techs ont exactement le même problème : à partir du moment où c'est imprimé sur du papier, il y a une date de péremption au dos.

Je ne nie pas l'intérêt historique ou d'archivage de tels documents, qui restent très intéressant pour voir l'évolution de notre univers informatique - c'est toujours un peu drôle de voir 300 pages sur jQuery ou PHP 4 - mais d'intérêt pratique au quotidien, pour apprendre et transmettre des savoirs.

Au final, concernant les livres, je n'en achète plus, ayant réalisé déjà il y a quelques temps qu'ils ne peuvent pas rester une source d'informations fiables suffisamment longtemps pour en justifier l'achat.

Et en ligne, me direz-vous ? La situation n'est pas toujours mieux : dans l'univers JavaScript, il m'est souvent difficile de trouver la bonne documentation. Parfois l'URL de la doc n'est plus la même entre deux versions (par exemple pour Webpack), ou bien la documentation ne précise pas quelle version du logiciel elle documente (pour Godot), ou pire encore la documentation d'une version précédente, toujours supportée, a été retirée et n'est plus consultable en ligne.

Maintenir une documentation n'est pas une tâche aisée, j'en conviens, mais je suis toujours aussi surpris de voir que nous avons si peu d'outils à notre disposition pour améliorer la situation...