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Arrietty, petite chapardeuse...

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Tags : J'aime, Film, Ma vie, Manga, Japon, Cinéma, Geek

Hier soir donc, au lieu de bosser jusqu'à tard dans la nuit sur des projets personnels, je me suis dit qu'aller au cinéma pourrait être un bon moyen de faire une pause.

Oui, bon, ok, j'avais surtout très envie d'aller voir le derniers film des Studio Ghibli : Arrietty, le petit monde des chapardeurs.

Le scénario a été écrit par Hayao Miyazaki, ce qui, en premier abord, m'a fait me poser tout un tas de questions. Le précédent ne m'a pas du tout convaincu d'aller le voir, mais, là, la bande annonce m'a séduit.

Je n'ai pas été déçu, et je vous conseille d'aller le voir. Pour ceux qui veulent en savoir plus, lisez la suite de l'article...

Le monde des chapardeurs : l'élément clé du film

Je ne parlerais pas de ce film si je n'avais pas réellement été charmé par ce derniers. Or, j'ai été complètement subjugué par la capacité du film à me faire ressentir cette impression que le monde des petites personnes est bel et bien celui des humains, mais à leur échelle.

Les effets sont très travaillés : l'eau, par exemple, n'est présent que sous forme de goutte, avec tous les effets physiques que cela entrainent (effet de l capillarité, par exemple).

Le plus frappant reste le son. Le passage dans la cuisine nous montre, avec des sons que nous connaissons tous (bruit de frigo qui vrombit, vibrassions de la plomberie et des robinets, écho de l'horloge qui sonne dans le vide), à quel point les petites personnes sont réellement petites.

L'image est un vecteur important, et les proportions ont été globalement très bien réalisées, mais je pense vraiment que c'est le son qui donne tout son sens à cet univers.

Un petit bémol quand même pour deux musiques, avec des paroles en anglais, qui font vraiment, mais alors, vraiment tâche dans le film.

Rapide résumé

Arrietty est une "petite personne", une espèce ressemblant énormément aux humains, dont la principale différence se situe au niveau de leur taille : ils ne mesurent qu'entre 4 et 7cm (environ, de ce que j'ai pu déterminer).

Ils vivent de la "chaparde", acte qui consiste à obtenir uniquement ce dont ils ont besoin pour vivre en prenant des quantités infimes dans les maisons humaines : ils vivent complètement cachés aux yeux des humains, et doivent tout faire pour rester inaperçu.

Arrietty va avoir 14 ans bientôt, et son père l'emmène donc à sa première chaparde. Vous vous en doutez, ils vont rencontré un petit problème, puisqu'un nouvel humain habite la maison, et il verra Arrietty.

S'ensuit alors un début de relation assez étrange entre la petite fille de quelques centimètres, et le jeune garçon, qui se révèle être malade et compte ses jours avant une opération du cœur.

Bien entendu, des problèmes surviendront lorsque la bonne de la maison de campagne décide de faire la chasse à ces nuisibles, et tentera tout pour cela.

La fin est une fin "à la japonaise", c'est à dire, pas vraiment une fin : l'histoire pourrait continuer encore et encore, il n'y a pas de réponses données à des questions qui, finalement, sont sans importance.

Allez le voir.

C'est donc un doux moment à passer au cinéma, ou plus tard, devant le DVD. Ou en streaming, mais ce serait dommage, la qualité du film mérite son prix.

Il est, certes, clairement orienté pour un public d'enfant, mais comme le voyage de Chihiro et bien d'autres, sa poésie conviendra parfaitement à un adulte.