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Envie de...

Dans Divers par Florian Strzelecki - 21:13 - 30.08.2010

Tags : Ma vie, Halt life

Dans ce ping-pong blog avec Halt, c'est à mon tour de proposer un sujet, et donc, de le traiter.

Aujourd'hui, lecteur, ce sera : l'Envie - ou les envies. Ne soyons pas trop regardant sur le nombre : bien souvent, nous avons des envies, avec, plus ou moins, une envie en particulier.

Quoi que. C'est un peu le problème de l'envie : ça va, ça vient... Et comme pour les fantasmes, l'envie touche à tous les domaines, des sentiments aux biens matériels - qui a dit "bassement" ? et qui a précisé "sexuel" ? - ce qui ne fait rien pour nous simplifier la vie.

Or donc, l'envie...

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Image : GEISHA LEARNING HOW TO DEAL WITH DRUNK and ABUS - Okinawa Soba's photostream (http://www.flickr.com/photos/24443965@N08/) - Creative Common by-nc-sa

Avoir envie

L'envie est présente à peu près tout le temps. C'est comme un moteur qui tourne, qui demande sans cesse à être satisfait en carburant - notez, pas forcément en réalisation...

Les envies ne comptent pas vraiment, c'est le simple fait d'avoir envie qui compte. Avoir envie de manger quelque chose de bon, avoir envie de s'amuser, avoir envie d'écrire, avoir envie de quelqu'un, avoir envie de bouger, de sortir, d'écouter de la musique, ou bien d'un baiser, du silence, du bruit...

Je ne sais pas trop ce qui motive mes envies, et cela ne m'intéresse pas vraiment. Je préfère, de loin, savoir si c'est une bonne chose de les satisfaire, et dans ce cas, comment !

Et sinon, comment gérer la frustration...

Avoir envie d'avoir envie de !

Avoir envie peut aussi devenir un piège... quand je ne sais pas de quoi j'ai envie ! J'ai juste envie... de trouver une envie particulière.

Lorsque je n'ai envie de rien, c'est parce que je cherche quelque chose dont j'aimerais avoir envie de.

Écrire quelque chose ? Oui, mais quoi... il faudrait que je me décide. Et puis je n'ai pas forcément la motivation de prendre le clavier et d'être "productif" - sans doute un complexe là dessous, lecteurs psychanalystes, si vous avez des idées...

Bon, alors consommer quelque chose, ce sera plus simple ! Un film ? Une série animée japonaise ? Lire quelque chose alors ? Non ?

Je ne sais plus trop. Il y a tant de facteurs à prendre en compte : la distance entre moi et les objets qui pourraient m'occuper - et dont je pourrais potentiellement avoir envie ? - ou bien la force physique ou morale qu'il me faut pour réaliser l'objet de l'envie ?

L'envie d'avoir envie, c'est la baisse de la motivation, le truc qui vous flingue une soirée pourtant bien commencée. Vous savez, celle avec la musique qui va bien, la lumière douce et le silence d'une pièce rien qu'à vous - à vous et à votre intimité.

Mais je me connais, alors dans ces cas là, je mets de la musique, je me cale dans le siège... ou non, j'en sors, je vais me chercher un truc à grignoter - je remercie mon métabolisme supérieur qui assimile le surplus sans un gramme en plus sur la balance - et je reviens.

Là, envie de rien. Envie d'avoir envie, mais envie de rien d'autre. Trop la flemme. Je bouge pas, j'attends que ça passe. Je tripote un stylo. Je devrais ranger tout ce bordel, mais je ne le fais pas. Pas la motivation.

Pas l'envie.

Et puis il y a l'autre

Parce que l'autre, c'est aussi un être humain complexe qui a ses envies. C'est d'ailleurs ce qui me préoccupe le plus dans le couple : comment accorder les envies de l'un et l'autre, au bon moment, sans pour autant tenir au diapason l'un ou l'autre ?

Le cliché de base voudrait que je vous parle du légendaire mal de tête féminin, ou de la phase post-cuite un peu chargée (ne mentez pas, bourré, il y a des envies absolument impossible à satisfaire), mais ça ne m'intéresse pas.

De fait, pour les parties #nsfw du couple, qui sont des moments de complicités (enfin, je vois ça comme ça, non ?), je pense que c'est un sujet à part entière, et que ça concerne la vie privée de tout un chacun.

Ouais, la vie privée, c'est pas si has been que ça, en fait.

Il y a les autres envies. Celles qui peuvent se confronter sur tous les autres terrains. Je pense à l'appartement, à la famille, et à tout ce qui tourne autour de la notion de famille. Comme nous avons tous notre vision de la famille, nos envies sur ce sujet peuvent parfois entrer en conflit - ce qui est vaguement préoccupant.

Notez, l'idée de famille parfaite peut aussi être de ne pas avoir d'enfant... quand bien même cela pourrait ne pas s'appeler "famille" dans ce cas précis.

Il y a les habitudes de la vie quotidienne, qui amènent à des envies particulières de l'un ou l'autre. Des envies toutes simples, comme un certain régime alimentaire (moi et mes envies de grignotages intempestifs...) ; des envies plus complexes qui touchent aux goûts culturels (musique, cinéma, théâtre, autre ?).

Et ça, je trouve ça stressant à gérer.

J'ai mon envie (celle du moment, ou celle à plus long terme), qui va dans un sens. L'autre a une envie qui va dans un sens différent. Pire encore : l'envie de l'un exclu l'autre.

Que faire ? Comment gérer ça ? Comment ne pas avoir l'impression de passer pour un vil égoïste en défendant son envie ? Et puis, même, sans se sentir égoïste... comment, en considérant sa place toute particulière à nos yeux, tolérer de mettre de côté l'envie de l'autre ?

Dans la plupart des cas, j'essaie de prendre du recul face à mes envies. C'est parfois usant, car, par comparaison, un célibataire n'a pas à faire avec les envies d'un autre. Je pense cela nécessaire : peut-être puis-je simplement remettre à plus tard ?

Ou, au contraire, puis-je considérer que, là, mon envie prime sur le reste. L'autre aussi réfléchi, et peut me laisser une liberté de choix. C'est alors à moi de lui faire confiance, pour qu'il ne me fasse pas me sentir coupable.

La culpabilité, dans le couple, c'est juste insupportable. Pourtant, avec les envies, ça arrive vite. Je trouve.

Envie simple

Toutes ces sources d'envies, partout, et le panel de choix pour les satisfaire qui ne cesse d'augmenter, ne me fait cependant pas oublier une chose toute simple.

Se faire plaisir, juste à soi, rien que pour soi. De soi, à soi, ou, comme je le dis "de moi, à moi". Comme un petit cadeau "de moi à moi", ou une gourmandise particulière (et si je m'achetais un cookie ?), voire une simple activité "et hop, je passe 2h à rien glander sur un banc".

Des petites choses simples : il y en a toujours, un peu partout. Avoir envie de petites choses simples, c'est rassurant, puisque simple a concrétiser, et donc, des frustrations évitées facilement...

... le bonheur à portée de main ?

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Commentaire (1)

Commentaire #1 Par Morgane - 10:43 - 02.09.2010

Pour faire simple, il y a les envies faciles (envie d'un gâteau, d'une chanson...) que je me permets d'avoir et il y a les autres, qui ressemblent plus à des attentes, et que, par réflexe de survie, j'enfouis parce que si je n'espère pas trop, j'évite la déception.

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