Dans Divers par Florian Strzelecki - 19:12 - 29.08.2010
En français avant les découvertes de la psychanalyse deux mots existaient : phantasme, synonyme d'hallucinations, et fantaisie, qui signifiaient entre autres la capacité à imaginer. Les premiers traducteurs des textes de Sigmund Freud ont choisi de traduire le mot allemand "phantasie" par un mélange de ces deux termes : fantasme.
Ce serait tellement simple s'il suffisait de mettre une définition sur un mot, pour en comprendre toute la portée.
En tout cas, j'aime bien l'approche "fantaisie", et la capacité à imaginer des choses. Tout un tas de chose.
Avant de lire cet article, je vous conseille de lire la version de Halt, qui a choisi le sujet dans ce ping-pong blog qui continue encore et encore.
Image : Freud & Friends - Psychology Pictures (http://www.flickr.com/photos/psychpics/) - Creative Common by
Ce qui me dérange avec le mot "fantasme", c'est que, manifestement, en dehors du sexe (de préférence "open" jusqu'au derniers trou possible), il ne lui existe pas d'autre domaine de définition.
Je veux dire, le plaisir, dans la vie, ne se résume pas aux emboîtements lubriques des légos humains les uns dans les autres. Pourtant, il semble que l'imaginaire du plaisir, ce soit érotique, ou sexuel. Et rien d'autre.
Moi qui pensait que l'érotique était sexuel d'ailleurs...
Je laisse donc tomber les définitions pour ce mot là.
L'imaginaire remplissant une partie importante de ma vie (le jeu de rôle, la lecture, et l'écriture), je ne peux le cloisonner ainsi, le compartimenter.
Les fantasmes, ce sont bien plus que des sensations, des pulsions, des envies ou des idées : ce sont un tas de petites choses, généralement imprécises, qui se glissent ça et là dans mon imaginaire.
Les fantasmes sont toujours présents, pour le simple plaisir d'imaginer quelque chose d'agréable, quelque chose de plaisant.
Les sujets sont divers et variés, et recouvrent une palette immense absolument impossible à décrire.
Les fantasmes évoluent avec le temps, et avec les relations. Indubitablement.
Au début, je pense à l'autre, tout simplement. Le simple fait d'y penser, comme ça, de loin, m'amène un brin de plaisir - parfois même un sourire vaguement niais.
D'aucun disent même que c'est le genre de sourire à produire de la guimauve par paquet de 50, agrémentée d'un coulis de fruit-rouge, et son assortiment de fraises tagada.
Et puis cela change, en fonction du temps, et de l'espace. Saviez-vous qu'1m50 ou 15cm, c'est parfois déjà trop loin ?
Les fantasmes s'expriment à mon cerveau, bien plus aisément que des mots, ou des réflexions construites. Ils lui expliquent ce dont j'ai envie, et qui devient un besoin - ou le lui font croire.
Ils ne restent pas figés, et s'adressent à tous les thèmes : le quotidien, les vacances, le sexe, les occasions, les prévisions, les soirées, les nuits, les journées, les matinées...
Ils sont inclassables. Ils sont là, toujours, dans un coin. Quelque part, il me suffit seulement de les écouter un peu - les choses vont ensuite comme elles doivent aller, bien ou mal.
Il faut simplement laisser faire. "Tant pis, tant mieux"
Commentaires (5)
Commentaire #1 Par Halt - 23:06 - 29.08.2010
Mmmh, joli post sur les définitions, mais non de nom, je reste sur ma faim moi :)
Commentaire #2 Par Exirel - 23:21 - 29.08.2010
Ah ? Tiens donc. Pour la peine, le prochain sujet : l'Envie !
Commentaire #3 Par Halt - 16:00 - 30.08.2010
Ah, c'est méchant, ça :) heureusement que tu dois le commencer en premier :D
Commentaire #4 Par Exirel - 18:05 - 30.08.2010
Mais non, du tout. L'envie, c'est quand je veux, où je veux.
Commentaire #5 Par Alter ego - 23:56 - 12.09.2010
(Sans oublier le sucre glace.)
Je n'avais jamais vu le fantasme sous cet angle, mais ça me rappelle toutes ces histoires rêvées le soir, tous ces "Et qu'est-ce qu'il se passerait dans cette situation, s'Il faisait ça ?" ("Il" pouvant changer parfois, ne pas être une personne en particulier, ou même être le Prince Charmant).
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