Blog // Exirel.me

Méchantes de jeux vidéo : mes favorites

Par Florian Strzelecki - 10:50 - 29.05.2010

Tags : J'aime, Jeux vidéo, Femme, Geek

Dans le jeu vidéo d'actions, d'aventures ou de rôles, il y a très fréquemment des méchants. Il arrive même qu'ils soient dans votre camp, ou que ce soit vous qui soyez dans le leur. Enfin, je n'écris pas cet article pour parler ni du manichéisme dans le jeu vidéo, ni sur la représentation de la dichotomie entre le bien et le mal dans les jeux vidéos.

Je veux vous parler de trois grandes méchantes qui ont marqué mon histoire de joueur dans les jeux vidéos, en gardant le meilleur pour la fin. Les jeux que j'ai en tête étant Starcraft, Portal, et enfin, Zone of the Enders.

Wallpaper Zone of the Ender: the 2nd Runner

Image : Wallpaper Zone of the Ender: the 2nd Runner - Konami - Zone of the Enders - DR

Sarah Kerrigan, la reine des Zergs

Lorsque j'ai joué à Starcraft la première fois, j'ai suivi l'histoire de la campagne, et il y a un personnage que l'on peut jouer du côté Terran et du côté Zerg : Sarah Kerrigan.

Au début, c'est une brave Terran qui fait son job, et qui le fait bien. Mais voilà, quelque part, à un moment, elle est abandonnée à son triste sort, et les Zergs s'en emparent... sans la tuer. Le joueur a alors l'occasion de la recroiser plus tard en jouant Zerg : il s'agit tout d'abords d'un oeuf, assez petit, qu'il faut transporter d'un point et à un autre, puis qui grossi énormément, et il faut le protéger à tout prix contre les méchants Terrans et ces fourbes de Protoss.

Kerrigan devient alors une "méchante" aux yeux de l'histoire - en tout cas c'est ainsi que je la vois : elle manipule les autres, ne recule devant rien ni personne, et emploie toutes les armes à sa disposition. Tout d'abords, elle s'arrange pour suivre les ordres et garantir l'influence Zerg sur l'Univers. Et puis, petit à petit, elle ourdit un complot qui n'aurait jamais dû arriver, si l'Overmind avait été plus prudent : elle décide de devenir la Reine des Zergs, la seule à diriger la race supérieure.

Elle se désolidarise complétement de l'Overmind, et ruse pour ça : manipuler les protoss comme les Terrans ne lui fait définitivement pas peur ! Elle fait même en sorte que ce soit un autre qu'elle qui élimine son adversaire direct.

Elle m'a beaucoup marqué : puissante, destructrice, dangereuse, mais aussi subtile, manipulatrice et incroyablement intelligente. Une méchante qui m'inspira par ses traits de caractères finalement les plus humains, et une philosophie qui, finalement, se résume à faire le meilleur choix pour son espèce : les Zergs.

Glados, l'IA de Portal

Glados est une Intelligence Artificielle, que l'on retrouve dans le jeu Portal, de Valve - il y a même eu une très récente opération "Portal for free"...

C'est l'archétype même de l'IA perverse et redoutable : elle ne peut rien faire par elle-même, elle n'a que ses mots, ses paroles, et le contrôle des connaissances que son adversaire peut avoir. Elle sait tout à l'avance, elle prévoit tout. Et elle ment, admirablement bien, avec un cynisme et une ironie mordante, sublime, délectable.

Même lorsqu'elle peut paraître ridicule, il semble que tout soit calculé, absolument tout : de ses défaillances à ses sautes d'humeurs, jusqu'à son chef d'oeuvre : sa propre "mort".

Mort sur laquelle rien n'est sûr. Plusieurs théories traînent sur le web : elle entraîne le sujet (le personnage contrôlé par le joueur) à la tuer, ou, plus pervers encore, à effectuer une expérience sur la possibilité qu'elle puisse mourir. Qui sait ?

Cette création de Valve est un véritable bijoux, une expérience unique. Elle arrive en seconde position de mon classement de mes méchantes préférées, et ce n'est pas pour rien.

And now, the best EVER!

Viola, la véritable Némésis du Jehuty

Viola vient des jeux Zone of the Enders, et Zone of the Enders: the 2nd runner. Édité par Konami, on retrouve en directeur du staff le très célèbre Hideo Kojima - notamment avec son travail sur Metal Gear Solid.

Si vous comptez jouer à Zone of the Enders et que vous ne voulez pas en savoir plus, et bien tant pis pour vous, allez voir ailleurs.

Viola, une femme, une vrai

Cette femme - c'est une femme, une vraie, pas une caricature de femme à gros sein comme j'en vois trop dans les jeux vidéos de nos jours - a absolument tout perdu de sa vie : sa famille, ses proches, son amour, son passé. Absolument tout lui a été retiré, à cause de la guerre et autres événements horribles.

Alors elle s'est trouvée des motivations, des objectifs dans la vie, qu'elle s'acharne à atteindre.

Lorsque Léo (le pilote de Jehuty dans le premier opus) arrive à la vaincre, elle a du mal à y croire. Elle accepte l'idée d'être battue par quelqu'un - certes, elle masque ça avec un orgueil démesuré - mais pas que ce soit un gosse. Encore moins un gamin qui n'a rien compris à la vie, qui veut sauver tout le monde, et lui en veut d'avoir tué ses amis.

Elle veut le battre, coûte que coûte, et n'hésite pas à enfreindre les ordres de Nohman pour ça - ce qui la perdra, d'ailleurs.

Car c'est un peu une petite histoire de vengeance, entre Léo et Viola, au début. Elle lui montre très rapidement que pour ça, il doit être comme elle : vouloir et aimer tuer. Dès la seconde rencontre elle tente de lui démontrer cet état de fait "Alors, tu as aimé ça ? Les tuer pour te venger !".

La Fin de Viola

Mais Viola connaît une fin tragique, pendant laquelle elle raconte son histoire. Une histoire particulièrement émouvante, cohérente, allant complétement avec la psychologie du personnage, ses faits et ses actes. Elle déteste ce petit Léo qui veut sauver le monde, alors qu'elle même en a été incapable, alors qu'elle n'a connu que le désespoir, la peur et la haine.

Les combats sont toute sa vie, tuer, voilà la seule chose qu'elle sait faire.

Si tu me sauves, je reviendrais, et je te tuerais. Je tuerais d'abords ton entourage, et ensuite toi. Et après, je continuerais à tuer, encore et encore.

Elle est lucide sur son comportement et sa condition, et ne regrette rien, car elle n'a plus rien à regretter.

C'est, en tout cas, ce que nous croyons à la fin du premier opus de Zone of the Enders. Elle revient dans le 2, un peu... "différente".

Deux choses à propos de Viola :

Les joueurs de Zone of the Enders: the 2nd Runner doivent certainement comprendre de quoi je parle...