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Pour qui sont les API ?

Par Florian Strzelecki - 23:51 - 19.12.2012

Tags : Web, Programmation, Bonne pratique, Technique, API

Bonne question n'est-ce pas ?

Normalement, vous avez deux réactions possibles si vous n'êtes pas développeur :

Oui, mais non. Enfin "presque". C'est compliqué.

Je m'amuse souvent à me décrire comme un #apidealer, parce que c'est un domaine qui me passionne. À dire vrai, le concept de deux machines pouvant communiquer, s'échanger des informations, et ce, sans la moindre intervention humaine pour ça, j'ai toujours trouvé cela magique, et c'est toujours ce que j'ai voulu faire.

Ce qui m'amène à mon premier point : une API, c'est fait pour des machines. Ce sont des machines qui vont appeler l'API, qui vont prononcer les doux verbes HTTP servant à récupérer les données, à envoyer des commandes, à demander des traitements.

En gros, pas besoin de parler comme avec les humains. Pas non plus besoin de parler comme avec un navigateur, parce que - c'est peut-être une révélation pour vous - mais le navigateur, c'est vraiment très limité pour appeler une API (sans extension/plug-in/greffon, je veux dire).

Si nous faisons des API, c'est pour permettre d'écrire des applications qui pourront comprendre les données que nous voulons les voir traiter.

Ce qui m'amène à mon second point : une API sert aux développeurs. Ce sont là les premiers usagers des API. Déjà, parce que ce n'est pas sexy comme un beau site web ou comme une jolie petite application sur son smartphone. Moi je trouve ça sexy as hell, mais je pratique le #datalove alors bon ça compte pas. Ensuite, parce que sans le travail du développeur, l'API ne sert à rien.

Une API doit être facile d'accès pour le développeur. Faire ressortir le meilleur de lui-même et de ses capacités. En échange, le développeur doit prendre soin de l'API, la mettre en valeur, ne pas la sur-exploiter pour rien. Bref, une histoire d'amour - mais seulement entre l'API et un développeur.

Il ne reste plus qu'au développeur d'être responsable, et de fournir de bons et loyaux services aux usagers finaux des données. Oui, des données, pas de l'API. Nuance.

Pourtant, ce soir j'ai entendu à peu près cette rengaine de la part d'un homme qui, par ailleurs, a un réel soucis pour ses usagers (ce que je respecte profondément et sincèrement) :

"Pour modifier l'API il faut que ça serve aux usagers.".

Et par usagers, il entendait les usagers du service qui génère les données (ici, un réseau de transport en commun - ce qui fait un paquet de données). Il entendait les usagers finaux, les gens comme vous et moi qui utilisons un service tous les jours, de manière très concrète, dans le monde physique. Tiens, rien que ce matin j'ai pris le métro, puis le bus, et pour rentrer ce midi pareil.

Oui, mais non. L'API n'est pas faite pour les usagers. Elle permet à des développeurs de proposer des services aux usagers. C'est là la grande nuance.

Si vous ne voulez pas faciliter le travail des développeurs, alors ne fournissez pas d'API. Mais ne délivrez pas une API pour vos usagers. Ce ne sont pas les cibles d'une API. Donnez des outils aux développeurs, et eux feront les outils pour les usagers. Ou alors, faites de vrai outils pour les usagers - et les API ne sont pas des outils pour les usagers.

Une API, c'est une nouvelle histoire d'amour entre un développeur, et une machine.

Mélanger redirection, SEO et Webperf...

Par Florian Strzelecki - 01:12 - 07.07.2012

Tags : Web, Bonne pratique, Optimisation, Technique, #trolldredi

Je suis toujours fasciné par la capacité de mes contemporains à chercher la moindre petite bête, le moindre petit détail, là où il n'y a pas besoin de le faire. Ou à, plus précisément, tenter de résoudre un problème qui n'existe pas.

Suite à l'article Réconcilier SEO et WebPerf au niveau des redirections de (sous-)domaines j'ai discuté rapidement sur twitter... mais manifestement mes objections n'ont pas été comprises (mais c'est difficile avec des tweets de débattre de ça).

D'ailleurs, je vous invite à lire les commentaires de l'article, car deux personnes ont déjà soulevé ce que j'ai essayé de dire. Comme le sujet m'intéresse un peu (et que nous sommes vendredi), je vous livre mes réflexions sur le sujet.

Quel est le problème ?

Première question : quel est le problème ? Non mais, vraiment, où est le soucis d'une redirection (de www vers no-www, ou no-www vers www) ?

Si votre site est bien fait - et il l'est, puisque nous sommes des experts, n'est-ce pas ? - vous n'exposez, au monde extérieur, aucun lien incorrect. Les liens de ces immondes boutons collés avec des scripts externes (et qui suivent à la trace vos utilisateurs qui n'ont rien demandé) utilisent le bon nom de domaine, tout comme vos flux rss, vos newsletters, etc.

Bref, de votre côté, tout est bon, et il n'y a donc pas lieu de craindre ni pour votre référencement, ni pour vos performances. Vous assurez grave, bravo !

Considérons ensuite vos utilisateurs, ces gens bizarroïdes qui utilisent "cmd+entrée", et tapent directement le nom de votre site dans leur barre d'adresse. Concrètement, s'ils perdent 75 millisecondes à attendre que leur navigateur trouve la bonne adresse, puis redirigent vers le bon domaine, je pense que ce n'est vraiment pas un soucis. Par contre, si la moindre petite redirection chez vous implique une seconde, je pense que vous avez de sérieux problèmes à résoudre avec votre serveur.

Quant à ceux qui n'indiquent rien (ni TLD, ni sous-domaine), les comportements varient selon les navigateurs et les configurations : avec un label bien placé sous Firefox, cela revient à cliquer sur un favoris, et sans label, à faire une recherche Google (je viens de re-tester à l'instant, histoire d'être sûr).

Dernier petit point que je souhaite soulever : quel est l'importance d'éviter une redirection totalement minoritaire, alors que nous savons tous - vous le savez n'est-ce pas ? - que les scripts des publicités, comme tous les autres chargement de ressources externes et en dehors de votre contrôle, sont bien plus à même d'effectuer des redirections qui pénaliseront le chargement de la page. Pas seulement le chargement de la première requête, mais bel et bien pendant l'ensemble du chargement de la page. C'est à dire, en même temps que le chargement de vos images, de vos scripts et feuilles de style externes. L'échec complet quoi.

Bref, un non-problème. Mais on va dire que c'est quand même un problème, rien que pour parler des solutions.

Quelle est la solution ?

L'internaute moyen ne vois pas où est le problème d'attendre 75 millisecondes de plus dans le chargement de sa page pour une seule et unique redirection. Par contre, il râle lorsque le site affiche plusieurs publicités, chacune faisant perdre plusieurs secondes à sa navigation. Je dis ça, je ne dis rien. Enfin si, je dis quelque chose, je sous-entends même un petit peu que c'est chercher à résoudre un non-problème, mais je l'ai déjà dit plus haut.

Quant aux moteurs d'indexations, ils doivent être considérés comme des utilisateurs comme les autres. Si vous voulez leur parler, vous avez les codes de réponse HTTP (2xx, 3xx, 4xx mais aussi 5xx). Vous avez aussi les robots.txt et les sitemap.xml - mais je ne vais pas vous apprendre le métier.

Si vous cherchez à les cibler plus particulièrement, vous pourrez tout aussi bien avoir de bonnes comme de mauvaises surprises. Les User-Agents n'ont rien de fiable ni de sûr, ils peuvent changer, ne pas être utilisé comme vous le pensé (je suis toujours aussi surpris du fonctionnement de certains User-Agent), et tout un tas d'autres trucs que seuls les robots qui rêvent de moutons électroniques peuvent comprendre.

Dernier point : si vous commencez à avoir des règles conditionnelles de réécriture d'URL pour ça il est peut-être temps de se demander où vous mène toute cette complexité. Oui, je sais, la simplicité, c'est un truc de hipster-bobo-indépendant-hackiviste. Mais quand même, la simplicité, c'est souvent une bonne pratique de WebPerf.

Un A dans YSlow

Il y a un soucis que je me pose avec cette recherche d'une bonne note de WebPerf. Je ne veux pas remettre en cause la note ou sa recherche. Mais par contre, quel est l'intérêt de tester des liens avec le mauvais sous-domaine ?

Parce que, concrètement, si le fonctionnement normal et principal de votre site, c'est sans le sous-domaine (ou avec, vous remplacez mentalement par l'inverse), en dehors d'une éventuelle phase de transition, vous n'avez aucune raison de tester la mauvaise version. Ou alors uniquement pour vérifier que votre serveur sait faire une redirection rapidement et efficacement.

Le reste, ça n'a pas d'importance.

On me souffle à l'oreille qu'un A dans YSlow n'est pas vraiment un bon objectif. Et je vous épargne la citation exacte pour vos chastes oreilles.

Tu ne routeras point comme un cochon

Par Florian Strzelecki - 19:57 - 11.04.2012

Tags : Framework, Web, Documentation, Bonne pratique, PHP, loldev, Technique

Ces derniers jours, j'ai un problème avec les URLs. Plus spécifiquement, avec certaines URLs, qui sont gérées par certains mécanismes de "routage d'url" (et de réécriture d'url).

Il y a les bons routages et les mauvais routages.

Les bons routages d'URLs considèrent un format type (à base d'expressions régulières par exemple), et permettent d'associer une URL concrète à ce format, et d'en tirer une représentation à usage interne pour l'application. Les mauvais routages d'URLs considèrent un format type (à base d'expressions régulières par exemple), et permettent d'associer une URL concrète à ce format, et d'en tirer une représentation à usage interne pour l'application. Sauf que c'est un mauvais routages d'URL.

Trêve de blagues (et faisons plutôt la paix) (...) (ok j'arrête) voici le vrai problème que j'ai en ce moment : lorsque / et /home/default produisent exactement le même résultat, c'est à dire, pointent finalement sur la même "ressource". Autant c'est bien gentil de vouloir de jolies urls, et d'avoir des mécanismes simples pour gérer automatiquement un tas de cas, mais ce n'est quand même pas très RESTFull au final (je hais la duplication de contenu).

Car il s'agit bien d'un problème de "comment", et pas de "quoi" : réécrire des URLs à usage interne, et adapter le routage en conséquence, c'est tout à fait normal - ce n'est pas sale. Mais autant le faire bien, s'il vous plait. Ce problème n'est malheureusement que rarement traité, même si lors de mes recherches, j'ai été agréable surpris par les documentations de Symfony 2 et CakePHP.

Faisons un petit tour d'horizon de ce que nous proposent certains frameworks "à la mode" du monde PHP, puisque c'est majoritairement chez eux que j'ai rencontré ce problème, que chaque développeur devrait connaître et savoir gérer. Je veux dire, en commençant par reconnaître le problème quand ils l'ont devant leurs yeux.

Zend Framework

Allez, on commence avec du lourd, du sale qui tache : ce bon vieux Zend Framework. Après toutes ces années, je ne sais pas pourquoi je dis encore "ce bon", parce que je le trouve tout sauf bon, et même si ce n'est pas le sujet, encore une fois, ce framework montre des faiblesses de conception.

Dans sa documentation concernant le système de routage d'URL, vous pouvez tomber sur Zend Framework: Default Routes, section qui vous explique ceci :

Zend_Controller_Router_Rewrite comes preconfigured with a default route, which will match URIs in the shape of controller/action.

Ah, donc non seulement c'est le routeur par défaut, mais en plus il a pile le comportement qu'on ne veut pas avoir. Heureusement qu'à la fin de cette section il est ajouté qu'on peut supprimer cette route par défaut... bien que, par expérience, les résultats sont plutôt hasardeux (du genre vraiment, et pénible avec ça).

Cela dit, ce n'est pas encore terminé, sur la partie Dispatcher vous pouvez lire ceci :

If any of the module, controller, or action are not found, it will use default values for them.

Et pour revenir sur mes expériences : oui, ça peut devenir un problème, puisque le mécanisme qui utilise les routes d'URLs a déjà sa façon de voir les choses, et ce n'est pas toujours à votre avantage. Rien que d'y penser... non, je n'ai pas envie d'y penser.

CakePHP : presque !

Je ne connais pas bien CakePHP, et de ce que j'en ai lu, ce n'est pas trop mal - mais bon, mon avis ne vaut pas grand chose, testez plutôt vous-même. Que nous dit la documentation de CakePHP : Default Routing ?

You can access an action directly via the URL by putting its name in the request.

Brrr... ok, la même chose que pour Zend-Framework (mais avec une documentation plus sympa cela dit), ce qui n'est pas vraiment une bonne chose. D'autant que la suite n'est pas mieux, puisqu'on retrouve même des conseils sur comment faire de mauvaises choses automatiquement :

The keys of the array should be named after the route elements in the URL, or the default elements: :controller, :action, and :plugin. The values in the array are the default values for those keys.

Erm... je reviens, je vais boire une litre ou deux de ice-tea, pour me calmer. Ah moins que... CakePHP : Disabling the default routes : en voilà deux paragraphes intéressants !

Dommage qu'ils ne prennent pas beaucoup de place, mais ils ont le mérite d'être là. Je retiens plus particulièrement ceci, qu'il faudrait peut-être mettre en gras, en gros, avec des néons et des balises <blink></blink> tout autour (non, je déconne, les néons c'est en trop) :

If you have fully customized all your routes, and want to avoid any possible duplicate content penalties from search engines [...]

Bon, d'accord, la raison mise en avant, c'est pour faire plaisir aux moteurs de recherches : en attendant, c'est déjà une mise en garde sur les dangers d'un routage un peu trop permissif et automatique. Un bon point, au moins (et puis la doc a vraiment une jolie tête).

Symfony : le 1, et puis le 2 ensuite

J'ai connu une version de la branche 1.x de Symfony, et si le framework ne m'a pas marqué plus que ça, je me souviens très bien de son système de routes, qui est relativement facile à configurer (notez que je ne parle jamais de performance ici). Cette fois je peux nuancer plus facilement mon discours.

Tout d'abord, il est parfaitement possible de se passer d'une route par défaut avec Symfony 1.x, et je le conseille même vivement. Le soucis, c'est que la documentation section 9 ne précise pas forcément très bien cet aspect là. Je reprends cet exemple de code fourni :

# generic rules
# please, remove them by adding more specific rules
default_index:
  url:   /:module
  param: { action: index }
default:
   url:   /:module/:action/*

Alors, oui, il y a un commentaire, mais c'est à peu près la seule remarque sur le sujet, et j'ai vu bien des développeurs l'ignorer complètement, l'oubliant, et reléguant cette ligne au fin fond des poubelles de l'histoire de leur framework favori.

D'ailleurs, un exemple de code un peu plus loin ne reprend déjà plus le commentaire, c'est dire... bref, là encore, Symfony rejoint la liste des frameworks qui permettent des choses bien crades, et qui en plus ne documentent pas bien la chose. Pas cool.

Symfony 2.x : de bonnes inspirations ?

N'ayant pas travaillé avec Symfony 2, j'ai du faire un peu plus de recherches, et j'ai été agréablement surpris par une documentation bien plus claire, et plus encore, par le système de routage.

Ce derniers ne propose pas (de manière documentée explicitement en tout cas), un mécanisme "générique" pour des urls qui peuvent correspondre automatiquement à une représentation interne (du genre :controller/:action comme dans la version 1.x). En cherchant un peu, j'ai trouvé que c'était tout à fait possible de mal faire les choses quand même, mais cela me semble moins grave, du fait d'une information qui n'est pas mise en avant du tout (là encore, contrairement à la version précédente).

Bref, bon point pour Symfony 2.x, qui propose un mécanisme de routage d'URLs relativement intelligent. Le point bonus : il propose même un système d’annotations, comme les décorateurs en Python, pour gérer ses URLs... un peu à la manière de Pyramid (un framework web minimaliste en python).

TL;DR: Tu ne routeras point comme un cochon

Vous l'aurez compris aux travers de ces exemples, je ne critique pas le principe de routage d'URLs en lui-même, mais seulement son implémentation, sa documentation, et les conseils fournis aux développeurs. Il y a dans la conception de ces outils une mauvaise compréhension des contraintes posées par les URLs et les bonnes pratiques. Les solutions apportées, bien que facile d'utilisation (et encore...), ne me semblent pas bien répondre aux problématiques posées, ou alors, seulement en partie, alors que toutes les parties sont importantes.

Je compare ces problèmes de conceptions à d'autres implémentations : celles de Django et de Pyramid, deux frameworks web en python. Ni l'un, ni l'autre, ne permettent simplement d'instaurer un tel mécanisme, mais proposent à la place une grande souplesse et une grande réutilisabilité.

Comme quoi, c'est un problème de conception, pas de fonctionnalité.

Sinon, une dernière blague pour la route ? Essayons de ne pas nous fâcher en si bon chemin !

Ugly code

Par Florian Strzelecki - 01:56 - 28.09.2011

Tags : Framework, Programmation, Bonne pratique, Chaton, Optimisation, Problème, loldev, Technique

Il est parfois difficile de dire d'un code qu'il est bon ou mauvais, qu'il est moche ou élégant. Parfois, les deux se confondent dans un doute profond sur la nature d'une idée, et sur son implémentation.

Beautiful is better than ugly.

Heureusement, parfois, il y a du code php/java/python/javascript/ruby/perl/autre bien sale et c'est très facile à repérer.

Notez l'effort pour ne pas troller toujours sur le même langage.

Svn Id dans un template

Par Florian Strzelecki - 13:11 - 19.08.2011

Tags : Web, Documentation, Programmation, Bonne pratique, Technique

Parfois j'y pense (et parfois j'oublie) : utiliser la propriété svn "svn:keywords" sur les fichiers, en utilisant tout particulièrement Id, et de temps en temps Author et Date (mais cela dépend du projet et des conventions de l'équipe).

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une propriété que l'on peut mettre sur un fichier versionné avec svn (et pas un répertoire), de cette façon là :

svn propset svn:keywords "Id" fichier

Ensuite, dans le fichier, n'importe où (de préférence en entête du fichier, dans les commentaires), il suffit d'écrire ceci :

$Id$

Au commit du fichier, ceci sera remplacé par quelque chose comme :

$Id: Fichier 7814 2011-08-19 07:49:47Z Exirel $

En général, je pense à le mettre sur des fichiers de code, mais pratiquement jamais sur mes templates. Pourtant, c'est tout aussi pratique, surtout lorsque le template a plus d'importance que la façon de récupérer les données (ce qui est parfois une opération tout à fait triviale).

Du coup, au début de tous mes fichiers de template avec php, je mets ceci :

<?php /* @version $Id$ */ ?>

Avec smarty, je mets ceci :

{* @version $Id$ *}

Et avec django, je mets ceci :

{% comment %}
(...)
  - Version : $Id$
(...)
{% endcomment %}

Parfois, je me demande encore comment je peux oublier ça. Peut-être parce que je devrais l'automatiser, et plus le faire à la main ? Je dois être trop nostalgique de la ligne de commande...

(bool) $flag

Par Florian Strzelecki - 13:00 - 08.08.2011

Tags : Framework, Web, Programmation, Bonne pratique, PHP, loldev, Technique

Je suis toujours autant amusé par ce que je peux trouver dans le code-source du Zend Framework. Oh, rien de grave, cela fonctionne très bien de cette façon là :

public function setNoRender($flag = true)
{
    $this->_noRender = ($flag) ? true : false;
    return $this;
}

Il s'agit d'une méthode de la classe Zend_Controller_Action_Helper_ViewRenderer, qui effectue un traitement fort simple et basique, mais d'une façon que je trouve "inutile".

Je veux dire... si j'analyse ce bout de code d'un coup d'oeil, je peux voir qu'un cast implicite en booléen est effectué, pour ensuite... affecter cette même valeur (mais écrit "explicitement"). En gros, ce bout de code est strictement équivalent au suivant :

$this->_noRender = (bool) $flag;

Pourquoi faire plus compliqué ? Pourquoi s'embêter à écrire explicitement "true" et "false" ?

Oui, c'est du pinaillage. Mais j'aime bien pinailler sur ce genre de choses.

Algorithme en if mineur

Par Florian Strzelecki - 11:47 - 18.07.2011

Tags : Programmation, Bonne pratique, PHP, loldev, Technique

Un petit truc auquel je viens de penser, en regardant du code trouvé sur Internet dans l'une de mes recherches :

$ok = $database->query($sql);

if ($ok !== false) {
    $ok = $this->doSomething();
}
if ($ok) {
    $ok = $this->doItAgain();
}
return $ok;

Ce petit bout de code, nous allons (je vais) l'optimiser. Comment ? En réduisant les instructions inutiles, et en le rendant un brin plus "lisible" - en tout cas, moi, les if à la chaîne, ça me file des boutons.

if (false !== $database->query($sql)) {
    return $this->doSomething() && $this->doItAgain();
} else {
    // Ne faudrait-il pas lever une exception ?
    // Ou au moins traiter l'erreur ?
}
return false;

Le principe est simple : lorsqu'une expression booléenne est forcément fausse ou vrai, elle n'est pas évaluée jusqu'au bout. Dans notre cas, si $this->doSomething() retourne false, alors $this->doItAgain() ne sera jamais évalué.

Simple, efficace. J'aurais pu éviter le premier if d'ailleurs, mais je me dis que traiter l'erreur c'est un peu mieux que simplement retourner false et laisser le reste s'en charger.

Moins de code, plus de fonctionnalité

Par Florian Strzelecki - 21:17 - 10.06.2011

Tags : Framework, Programmation, Bonne pratique, Optimisation, Technique

En ce moment, je répète souvent à mes collègues (et à d'autres personnes) la maxime suivante :

Moins de code, plus de fonctionnalité.

C'est devenu mon leitmotiv en ces jours sombres où je dois travailler avec des gens qui n'ont pas encore acquis toutes les compétences nécessaires sur le projet. Et vu mon niveau d'exigence, autant dire que c'est vaguement difficile à gérer pour moi (mais je me soigne).

Pour paraphraser cette pensée, je dirais qu'il ne sert à rien d'écrire beaucoup de lignes de code pour apporter de nombreuses fonctionnalités.

L'important, notamment et surtout dans le cas d'utilisation de framework, c'est de proposer un code simple, facile à étendre, et qui s'intègre bien à son environnement. C'est ma façon à moi de rappeler les principes KISS et DRY : Keep It Simple & Stupid, Don't Repeat Yourself.

Je parle du cas où l'utilisation d'un framework est obligatoire (parce qu'il s'impose de lui-même ou parce qu'il a été arbitrairement imposé), car c'est exactement dans ces moments là qu'il faut rester vigilant.

Dans le cas d'un framework, écrire "moins de code" ne veut pas dire littéralement écrire moins de code, mais plutôt "intégrer parfaitement le moindre code dans le contexte du framework".

Si le framework impose d'écrire une classe, ou plusieurs, pour écrire un "plugin", alors il vaut mieux le faire, plutôt que d'écrire quelque part codé en dur dans le code, la modification voulue.

C'est peut-être paradoxal, mais cela fonctionne mieux. C'est peut-être frustrant, mais cela évite bien d'autres frustrations.

Croyez-moi, il vaut mieux que tout fonctionne toujours parfaitement avec le framework, que tout fonctionne maintenant comme vous le voulez contre le framework.

Parce que le framework lui, il a déjà écrit beaucoup, beaucoup, beaucoup de lignes de code.

data.decode('UTF8')

Par Florian Strzelecki - 18:00 - 19.05.2011

Tags : Python, Documentation, Programmation, Bonne pratique, Technique

Gérer du texte est parfois (souvent) un véritable casse-tête quand des problèmes d'encodage de caractères pointent le bout de leur nez. Alors, pour avoir perdu bien trop de temps, je m'écris un article "marque-page" pour me rappeler que, bordel, voilà comment récupérer les données d'un fichier en UTF-8, les traiter avec Markdown, puis écrire le tout dans un fichier.

import markdown

f = open('fichier.txt', 'r')
data = f.read()
f.close()

html = markdown.markdown(data.decode('UTF8'))

h = open('fichier.html', 'w')
h.write(html.encode('UTF8'))
h.close()

L'idée, c'est de "décoder" la chaîne qui est à l'origine en UTF-8 vers de l'Unicode, puis la traiter comme je le souhaite (ici avec Markdown), puis de l'encoder en UTF-8 pour l'écrire dans un fichier. Voilà.

Simple, efficace, mais il faut y faire scrupuleusement attention, sous peine de se prendre ce genre d'erreur :

UnicodeEncodeError: 'ascii' codec can't encode character

Je développe donc j'écris des tests unitaires.

Par Florian Strzelecki - 02:07 - 18.05.2011

Tags : J'aime, Programmation, Bonne pratique, Développement, Unit Testing, Technique

Suite à mon article sur PHPUnit, il m'a été posé la question, fort simple dans sa forme, de "Mais pourquoi faire des tests ?".

Après tout, cette question, je me la suis aussi posé avant de faire des tests, ainsi qu'à mon premier apprentissage, et encore aujourd'hui quand j'écris tel ou tel morceau de code, je me demande à quoi servent les tests que je vais écrire, ou que j'ai déjà écrit.

Je vais essayer de faire rapide, car expliquer "pourquoi faut-il faire des tests" n'est pas mon but premier : tout un tas de gens ont écrit tout un tas de choses sur le pourquoi comment, avec études théoriques et pratiques. Non, moi, je vais me contenter de vous exposer, de manière très subjective, pourquoi je fais des tests unitaires.

À la découverte de PHPUnit

Par Florian Strzelecki - 19:40 - 10.05.2011

Tags : Programmation, Bonne pratique, PHP, Unit Testing, Technique

Les tests unitaires, je connais depuis que je fais du python, et je sais qu'il est possible d'en faire avec php, mais je n'avais jamais vraiment essayer avec ce langage. Il faut dire que mes dernières expériences professionnelles n'étaient pas vraiment portées sur la qualité du code (ce qui est dommage, et particulièrement frustrant pour moi).

Mais ce matin, j'ai relevé ma motivation pour m'intéresser de plus près aux tests unitaires avec php. Je suis tombé sur PHPUnit, et j'ai donc passé la matinée à l'installer, l'utiliser, et à me poser des questions.

Cet article traite donc de mon exploration (très récente) de PHPUnit, de sa phase d'installation puis d'utilisation. Le contexte est un petit projet de carte en 2D gérée par Tile (2D-tile based system) avec un algorithme de shadowcasting recursif et tout un tas d'autres détails.

D'ailleurs, ce petit projet sera l'occasion d'un autre article après la publication d'une première version stable (probablement sur bitbucket) avec sa documentation. Oui, c'est du teasing, c'est mal, mais je parle d'abords des tests unitaires. Si je veux.

Boucle et SQL (et ORM) : la petite erreur à éviter

Par Florian Strzelecki - 18:51 - 11.04.2011

Tags : Programmation, Bonne pratique, PHP, Optimisation, ORM, SQL, Technique

Petite précaution avant d'entamer la lecture de cet article : il est technique, certes, mais ne concerne pas spécifiquement ni symfony ni doctrine. Le sujet de l'article est un problème technique très concret, qui se retrouve dans tous les langages, et avec n'importe quelle base de données.

En lisant le livre "Pratical symfony", plus spécifiquement le chapitre 6, je suis tombé sur un cas très classique : afficher une liste d'élément par catégorie, comme dans l'exemple qui suit.

L'approche ici - mais j'ai déjà vu ça ailleurs très souvent - est de récupérer la liste des catégories, puis, pour chaque catégorie, de récupérer la liste des offres de ladite catégorie.

Sauf qu'il y a un problème : voyez-vous lequel ?

Navigateur web : syndrome de la vitesse au démarrage

Par Florian Strzelecki - 01:19 - 04.09.2010

Tags : Web, Hypocrisie, Bonne pratique, Geek

C'est souvent à la vitesse au démarrage que l'argumentaire des utilisateurs s'arrête lorsqu'ils me parlent du choix de leur navigateur.

Cet argument, utilisé seul, m'agace au plus haut point. J'utilise Firefox depuis la version 1.0 - à l'époque, lorsque je l'ai annoncé dans la classe à l'IUT, personne ne connaissait, la honte - et j'en suis toujours satisfait.

Il existe bien d'autres critères, beaucoup plus pertinent que la vitesse, pour choisir son navigateur.

Fotopedia : source d'images libres

Par FLorian Strzelecki - 19:11 - 28.05.2010

Tags : Société, Bonne pratique, Photo, Creative-Common, Fotopedia, Geek

J'ai eu l'occasion, à plusieurs reprises, d'avoir des retours très positifs de mon lectorat (je ne m'emballe pas, vous devez représenter grand max une 30aine de personnes fréquente, et encore) sur mon choix d'illustration pour mes billets de blog.

Pour les plus perspicaces, vous avez pu remarquer que j'indique presque toujours l'auteur et la licence, mais jamais l'endroit où j'ai trouvé l'image. Je vais donc vous parler un peu du site www.fotopedia.com sur lequel je trouve la majorité des images.

www.fotopedia.com

Image : www.fotopedia.com

Le rôle du scénario

Par Florian Strzelecki - 23:17 - 02.04.2010

Tags : Bonne pratique, Jeu de rôle, Scénario, Ludique

Le scénario, dans le jeu de rôle, est l'élément essentiel au support de l'amusement des joueurs - le meneur étant, par là, considéré comme un joueur. C'est lui qui va permettre de fixer des bases communes à la narration de l'histoire qui va être vécue par les joueurs, et que le meneur devra donc leur faire vivre.

Un scénario ne fait pas l'histoire : celle-ci prend ses origines tant dans le scénario que dans l'interprétation du joueur, et la façon qu'aura le meneur de lui donner vie.

Quelque part, le scénario, c'est le script des possibles.

(sans titre)

Image : (sans titre) - Petr Jan Juračka (http://www.fotopedia.com/users/scientik) - Creative Common by-nc