Blog // Exirel.me

Retrouvez tous les articles liés au tag Ludique via le flux rss dédié à ce tag.

Bordeciel

Par Florian Strzelecki - 23:41 - 13.08.2014

Tags : Ludique, The Elder Scrolls, Skyrim, RPG

Lorsque @iamleyeti publia un article en 2012 sur Skyrim Le jeu de l’année 1997 il l’introduisit avec une question des plus prophétiques à mes yeux :

Peut-on passer cent heures (et plus) sur un mauvais jeu ?

Je viens de passer 84h à jouer à The Elder Scrolls V: Skyrim, et cette question résume parfaitement mon expérience. Je ne peux d’ailleurs que vous recommander la lecture des excellents articles sur Merlanfrit à propos de Skyrim si le sujet vous intéresse.

Avant de continuer la lecture de cet article, un passage par XKCD s’impose.

Le jeu vidéo et le monde du libre

Par Florian Strzelecki - 17:40 - 18.06.2012

Tags : Jeux vidéo, Twitter, Cynisme, Geek, Ludique

So, it has come to this: MrJMad trollant comme un lycéen découvrant un avis un peu différent du politiquement correct.

Note de service : MrJMad est un ami, un mec bien, que j'apprécie énormément. Mais je ne pourrais pas l'apprécier autant si je n'avais pas l'occasion de me chamailler avec lui de temps en temps. Comme là, donc. Prenez tout ça avec humour.

L'affaire et son origine.

Bon, pour commencer, je vais expliquer un peu mieux la situation de base, par une reproduction de la discussion qui m'amena à cette réflexion "y a des gens... et bah ce sont des gens" :

Exirel : Windows pour jouer, Ubuntu pour bosser, et une autre distrib stable pour du serveur

Libriste7814 : Windows c'est le mal ! Et puis y a des jeux sous Linux !

Exirel : Oui, mais pas tous les jeux, et j'aime bien jouer. Et je fais un peu de game-design, alors je ne vais pas me priver.

Libriste7814 : Non tu as tort, il faut faire des choix. Tu peux installer [insérer ici une explication complexe et technique sur comment faire rentrer des octaèdres dans des losages] et ça marche !

FreeBoy3907 : Non mais c'est facile j'ai une technique qui marche super bien pour pas s'embêter : je n'ai pas besoin de jouer. Alors je ne joue pas, et c'est régler !

Libriste7814 : +1, tu devrais faire pareil, pas besoin de jouer == pas de soucis !

Et donc, moi, un peu agacé par ces deux idiots intolérants et suffisants, qui tentèrent de m'expliquer pourquoi j'avais tort et que "de toute façon jouer ça sert à rien LOL", j'ai tweeté ceci :

LesGens‬ qui me disent qu'ils utilisent que du logiciel libre parce que c'est mieux... et qui me disent aussi qu'ils ne veulent pas jouer.

Et puis :

C'est sûr que c'est facile d'être 100% Logiciel Libre quand on a que des besoins limités.

Ce qui était un peu (beaucoup) trollesque. Mais j'assume complètement, parce que j'aimerais bien que les libristes réalisent que les convictions, c'est super, mais que la réalité est bien différente lorsque vous avez des besoins réels qui ne sont pas satisfaits.

Pour le cas des jeux vidéos, vous avez le droit de me dire que ce n'est pas un besoin "vital". Je répondrai presque en disant que la guerre est le jeu dont les règles sont les plus simples, et que le jeu est vital pour l'humanité, mais ce serait du troll. Et je ne trolle jamais, moi, n'est-ce pas ?

Le logiciel libre, les autres OS, et les jeux vidéos

Comme l'a fait remarqué MrJMad, et comme d'autres peuvent le faire remarquer (et à raison) : il existe des jeux libres, et des jeux qui tournent sur des distribs linux, d'autres sous Mac. Et c'est super, vraiment, je trouve ça génial, et merveilleux.

Mais revenons à la réalité un instant : quel est le ratio de jeux fonctionnant sous Windows vs de jeux multi-OS ? 10 pour 1 ? 100 pour 1 ? 1000 pour 1 ? Je n'ai pas la moindre idée du ratio exact, mais mon expérience de joueurs (ce qui sert à mesurer ma satisfaction, donc), exprime ceci : trop.

Il y a beaucoup trop de jeux que j'aime disponible uniquement sous Windows, et parfois sous Mac (mais je n'ai pas de Mac, et j'évite les produits Apple). Pire encore : certains jeux, disponibles sous Linux, requièrent des études poussées pour les faire fonctionner correctement, ainsi qu'un matériel tombant précisément dans le cadre d'utilisation "normal" (Quelqu'un a testé ATI avec Linux ? Quelqu'un a testé certaines puces NViDia sous Linux ?). Et je ne parle même pas d'utiliser un autre clavier que le qwerty/azerty classique (des utilisateurs de Bepo dans la salle ?). Oh, et je ne parle pas non plus de la compatibilité avec les manettes... et tout le reste.

Donc, la situation actuelle, bien qu'encourageante, n'est tout bonnement pas satisfaisante pour un joueur comme moi. Je me retrouve dans la situation d'avoir un besoin qui n'est pas comblé par le libre, par le monde du libre et de l'open-source.

Alors je vais voir ailleurs, notamment parce que je n'ai pas les compétences pour changer ces choses là (je fais du web, et sur ce support là au moins, c'est multi-plateforme). Si je veux améliorer les choses, je peux :

Par contre, coder un moteur de jeu (en dehors de jeu web j'entends), ce n'est pas à ma portée. Et je ne parle même pas d'utiliser des technos 100% libres : même avec du Flash ou C#/XNA, je n'ai pas les compétences pour ça. Je suis donc dans le cas d'un utilisateur sans aucun moyen d'action concret. Bref, j'en suis réduit à être un consommateur par l'industrie du jeu vidéo (ce qui ne me fait pas vraiment plaisir).

Les donneurs de leçons

C'est à ce moment que nous arrivons dans le coeur du troll de MrJMad : faut-il écouter les non-joueurs ?

La réponse est : oui.

Faut-il écouter les libristes convaincus et les puristes ?

La réponse est : oui.

Faut-il accepter qu'un non-joueur vienne vous dire que vous êtes un con et qu'il est meilleurs que vous parce qu'il a des convictions de libristes et qu'il est pur ?

La réponse est : non, [insérer ici une flopée d'insultes dégradantes pour lui et toute sa famille, sur 5 ou 20 générations, au choix, tant que c'est insultant].

Je comprends très bien que quelqu'un se limite à certaines fonctionnalités, pour certains types de logiciels. Par exemple, quelqu'un qui souhaite faire du mind-map pourra trouver des logiciels tout à fait utilisable pour ça. Ce ne sera pas toujours du même niveau qu'un autre logiciel, ce sera parfois mieux (si si, pour de vrai), et il y aura des contraintes à gérer (comme partout ailleurs).

Mais pour le jeu vidéo, ce n'est pas qu'une question de contrainte : il n'y a pas "un" jeu vidéo, il y en a des centaines de milliers. Certains ne sont que des copies, d'autres peuvent être rangés dans un même style, mais les jeux vidéos ne peuvent pas être réduit à une bête question de "fonctionnalités". Ce sont comme des livres : chacun est unique, chacun est un objet à lui seul, aucun ne se résume à une liste de fonctionnalités répondant à une liste de besoins.

Les jeux vidéos sont des histoires, ce sont des expériences, ce sont des mécanismes et des détails. Ce sont comme des livres, qui requièrent des supports très spécifiques. Ce serait comme me dire "passe toi de livres, ils ne sont pas libres, et puis il en existe des libres". Ce serait comme me dire de ne pas écouter de musique, ou d'aller voir des films, parce qu'ils ne sont pas libres.

Par contre, si je peux avoir le choix, je préfère payer pour du libre, je préfère payer pour du jeu indépendant, je préfère donner mon argent et mon soutien à des initiatives qui respectent mieux mes convictions. Mais pour ça, il faut avoir un vrai choix. Au passage : merci les Humble Indie Bundle ! C'est une initiative remarquable, et je souhaite que ces pratiques deviennent la norme, et non plus l'exception.

Comment ça "mauvaise foi" ?

MrJMad, avec tout le respect que j'ai pour toi : non, les jeux auxquels je veux jouer ne sont pas tous disponibles sous Linux, et je ne joue à aucun jeu libre (aucun jusqu'à présent, question de goût). Et non, certains clones ne me suffisent pas. Et non pas la peine de me ressortir The Battle for Wesnoth c'est pas mon style de jeu non plus.

La mauvaise foi, c'est celle qui consiste à fermer les yeux sur l’état actuel du jeu vidéo : les premiers promoteurs de jeux indés, et des petits développeurs, ce n'est pas le Libre. Ce n'est pas la communauté du Libre qui porte Steam, ou le XBox Live, qui ont permis de me faire découvrir ces excellents jeux : From Dust, Super Meat Boy, Bastion, Limbo, etc. ces jeux là sont développés par des indépendants, et produits par de grosses boîtes qui apportent des financements (Ubisoft, Warner, etc.).

Me ressortir le coup de la poutre, de l'oeil, et de la brindille, ça, c'est de la pure mauvaise foi. Notamment parce que je suis le premier à regretter l'état du libre dans le Jeu Vidéo, le premier à regretter de ne pas avoir le choix.

Qu'on vienne me libérer ! Qu'on me donne le choix ! Mes achats sont déjà orientés vers les petits jeux plutôt que les gros jeux, sauf exception (il y a Rift et Portal 2). Je milite pour des jeux moins chers, pour une reconnaissance et un essor de la culture du jeu-vidéo, pour tout un tas de bonnes choses...

... alors si le Libre a une réponse à apporter au monde du jeu vidéo, s'il a des réponses à apporter à cet état déplorable (DRM, location déguisée, etc.), alors je l'en prie à genoux : que le Libre nous libère, et répondent à nos besoins. À tous nos besoins.

Dernières remarques : je n'en veux pas au monde du Libre. J'en veux beaucoup aux constructeurs, au fabriquant de matériels, et aux fournisseurs de drivers propriétaires. Ces gens là menacent l'innovation, ces gens là menacent notre liberté à disposer comme nous l'entendons de notre matériel. Je ne jette la pierre à personne dans le monde du Libre... sauf à ceux qui viennent me faire la morale sans avoir seulement réalisé les questions à se poser.

Les joueurs de carte

Image : Les joueurs de carte - Paul Cézanne - Domaine public

GGJ 2012 : Aux quatre coin coin

Par Florian Strzelecki - 12:27 - 01.02.2012

Tags : J'aime, Jeux vidéo, Ma vie, Jeu, Global Game Jam, GGJ12, Ludique

Le WE dernier avait lieu la Global Game Jam 2012, un peu partout dans le monde, et notamment à Rennes. Plus précisément, cette édition a été représentée à Rennes aux Jardins Modernes par l'association 3hitcombo (tout cela fait un bon paquet de liens...).

C'est un truc un peu fou dans l'idée : réunir un tas de gens autour de la création de jeux (vidéos entre autre, mais pas que) en 48h. Commencée le vendredi à 15h, terminée le dimanche à 15h, j'ai pu participer à cette édition 2012, dans un groupe de joyeux compagnons - et à l'origine, de parfaits inconnus.

C'est un défi complètement fou, un concept déjà développé dans différentes manifestations, et je m'étais toujours dit que ce serait une expérience intéressante. Oh, pas forcément très productive, ou très réussie (pour moi), mais je peux désormais balayer ce "léger" manque de confiance en moi face à l'inconnu : heh, en fait, je suis même plutôt bon dans de telles conditions.

Je pense que je ne suis pas le seul à avoir cette impression, tant le principe de "dépassement de soi" m'a semblé être l'expérience principale de ces deux jours.

Aujourd'hui, je suis très fier d'avoir participé à cet événement, et tout aussi fier du travail accompli par l'ensemble de l'équipe. Mention spéciale au travail des 3 graphistes, dont la dessinatrice qui a réalisé un sublime plateau de jeu, à la main, et en couleur !

Je ne vais pas vous faire un compte-rendu détaillé, je n'ai pas une assez bonne mémoire pour ce genre de chose trois jours après ! Mais revenons un peu sur ce WE de créativité.

GGJ 2012 - Aux quatre coin coin (prototype)

Image : GGJ 2012 - Aux quatre coin coin (prototype) - Florian Strzelecki - Creative Common By-NC-SA

Pomf et Thud : humour, stratégie, et match de Starcraft 2

Par Florian Strzelecki - 10:22 - 02.12.2010

Tags : Web, J'aime, Jeux vidéo, Starcraft 2, Ludique

Cette semaine je me sens l'âme d'un joueur, l'âme d'un gamin qui s'achète un puzzle 4000 pièces et qui a envie de parler de jeux. Et là, j'ai envie de vous parler de Starcraft 2. Si vous ne savez pas ce qu'est Starcraft 2, c'est que vous avez raté un train cette année. Voire, vous êtes un ermite dans sa cave.

J'y jouais. Je n'y joue plus vraiment. Pour commencer parce que je suis assez médiocre, tant contre l'IA que contre de vrais joueurs. Je n'ai pas le temps de m'entraîner, et, finalement, cela ne m'amuse pas autant que de jouer à Aion ou à des jeux de plateaux avec des potes. Ou de faire des puzzles de 4000 pièces, justement.

Par contre, regarder un match de Stracraft 2, avec des explications - en français de préférence - sur les techniques et sur ce qui se passe, ça me plait bien. Quand c'est fait par Pomf et Thud, c'est un véritable petit bonheur ! Mais qui sont-ils donc ?

Dominion : le jeu de construction de deck

Par Florian Strzelecki - 00:15 - 24.08.2010

Tags : J'aime, Jeu, Dominion, Carte à jouer, Ludique

J'ai découvert il y a peu le jeu Domion, et ses différentes extensions (Intrigue, Rivage, et Alchimie). Du coup, ayant plein de jeux en tête, j'ai envie de vous en parler un peu.

Le jeu se base sur un système de construction du deck au fur et à mesure du jeu, et de points de victoire avec des cartes de victoire (domaine, duché, province, et quelques autres un peu spéciale).

Chaque carte s'achète avec des cartes trésors (cuivre, argent et or) d'une valeur allant de 1 à 3, avec un coût généralement compris entre 2 et 8 (il faut donc entre 1 et 4 cartes trésors dans sa main pour être à l'aise).

Le tout donne un jeu assez fluide, où chaque partie est différente, surtout avec le lot d'extensions existantes.

Le rôle du scénario

Par Florian Strzelecki - 23:17 - 02.04.2010

Tags : Bonne pratique, Jeu de rôle, Scénario, Ludique

Le scénario, dans le jeu de rôle, est l'élément essentiel au support de l'amusement des joueurs - le meneur étant, par là, considéré comme un joueur. C'est lui qui va permettre de fixer des bases communes à la narration de l'histoire qui va être vécue par les joueurs, et que le meneur devra donc leur faire vivre.

Un scénario ne fait pas l'histoire : celle-ci prend ses origines tant dans le scénario que dans l'interprétation du joueur, et la façon qu'aura le meneur de lui donner vie.

Quelque part, le scénario, c'est le script des possibles.

(sans titre)

Image : (sans titre) - Petr Jan Juračka (http://www.fotopedia.com/users/scientik) - Creative Common by-nc

Le rôle du recul

Par Florian Strzelecki - 13:01 - 09.03.2010

Tags : Société, Bonne pratique, Jeu de rôle, Ludique

Ou de la distinction entre son personnage et soi-même. De la non-influence souhaitée et souhaitable de ses sentiments sur ceux de son avatar. Du respect de la personne qui ne fait que s'opposer par son rôle, tout doté d'une hallebarde diplomatique qu'il soit.

Pour faire simple : savoir prendre du recul, sur le jeu des autres, sur son propre jeu, et bien séparer ce qui est en jeu, de ce qui est en dehors.

Et aussi, car nous sommes humains, à la tolérance aux erreurs.

Jungle Speed

Image : Jungle Speed - Gamethyme (http://www.flickr.com/photos/gamethyme/) - Creative Common by-nc-sa

Jouer un rôle : essai de définition.

Par Florian Strzelecki - 16:51 - 03.03.2010

Tags : Premier, J'aime, Jeu de rôle, Définition, Ludique

Ce billet n'est que l'introduction d'une série d'article autour d'un sujet principal : jouer un rôle.

Je ne fais pas de théâtre, ni de grandeur nature, mais je joue sur table avec des amis ou sur des forums, voire des jeux en ligne massivement multi-joueurs.

J'observe, depuis maintenant une dizaine d'années, les différents comportements des joueurs, et ma façon de jouer, mon style tant oratoire que littéraire, évoluent au fil des expériences vécues.

Dictionnaire

Image : Dictionnaire - Florian Strzelecki - Creative Common by-sa