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Le Carré

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Tags : JDR, VEDUT

Le Carré

Image : Le Carré - Florian Strzelecki - CC-By-SA

Dans une ville qui ne dort jamais, il est des lieux incontournables de la vie nocturne. Le Carré est un cube de béton au cœur de la ville, brillant le jour des reflets métalliques de son revêtement noir, illuminés sobrement la nuit. L'entrée se fait depuis l'angle de la rue, par un coin, et de là un escalier de quelques marches descend vers le bar sur la gauche, tandis qu'un autre escalier sur la droite mène aux étages. Chacun est construit en mezzanine, permettant ainsi d'observer la scène de danse depuis la rambarde. À chaque groupe son étage, voire sa zone, et il est plutôt mal vue de se mélanger : que ce soit par pression sociale ou par des règles tacites. C'est que Le Carré est un lieu neutre de la nuit, nécessaire aux activités nocturnes de sa clientèle. C'est ici qu'entre les coupes de champagne et les tenues de soirées que les accords se crées et que les négociations se conclues. Si certains viennent pour danser et s'amuser, si certains viennent avant tout pour être vu, d'autres viennent pour des raisons diplomatiques - d'ordre politique ou économique. Sous les lumières modernes de la piste de danse et la musique électro, se pratiquent ici les plus vieux métiers du monde.

Qui oserait violer les règles tacites de ce monde nocturne ? Qui aurait un tel intérêt, sachant que les punitions sont généralement sévères et quasi immédiate ? Qui se cachent derrière chaque groupe ? Quelles sont les puissances à l’œuvre ? Qui vient pour être vu, et qui vient pour voir ? Qui vient pour s'amuser, et qui vient pour les affaires ? Qui vient mais n'appartient à aucun groupe, et qui est celui qui a le pouvoir sur eux ?

Je ne le cache pas, je pensais à un tel lieu comme un décors parfait pour un cross-over du Monde des Ténèbres, entre ses multiples factions de la nuit, venant ici pour régler des affaires qui ne concernent pas les humains, mais qui ne peuvent pas se résoudre dans leur sang. Cependant, il ne faut pas s'arrêter à ça, chacun peut trouver entre ces quatre murs les dynamiques habituelles du pouvoir et des richesses ostentatoires. Cher MJs, il vous appartient de vous approprier ces 4 murs et ces quelques étages, de l'adapter, de le faire vivre, et de le rendre soit oppressant soit libérateur soit... tout ce que vous voudrez y mettre, comme toujours !

PS : j'ai écrit ceci en écoutant un live de Mind Against au Musée des Confluences par Cercle.