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Anneau cosmique

Par Florian Strzelecki - 09:00 - 10.09.2018

Tags : JDR, VEDUT

Le Cylindre O'Neill, concept des années 70 du XXe siècle, était de la pure science-fiction, jusqu'à ce que la science et l'extravagance d'un riche personnage ne mettent au point selon ces principes directeurs une station spatiale propre à ce lointain futur. Plus intéressé par le profit que par la science, son propriétaire l'aménagea comme un mélange de casino, d'hôtel de luxe, et de retraite spatiale pour les plus riches privilégiés de son époque : divertissement, relaxation, luxe et jeux d'argents et surtout anonymat garanti, et le vide spatial de l'autre côté des vitres, voici les piliers fondateurs des lieux - et tout son attrait diront certains. Son lieu emblématique n'est autre que son restaurant central, construit comme une ruche d'abeille, des alcôves privés assemblées les unes au-dessus des autres, parfaitement insonorisées et avec les meilleurs systèmes de protections contre l'espionnage moderne. Il est possible de les louer à l'heure, à la journée, voire sur des durées qui dépassent l'année. Tout y est automatique, tous les services étant assurés par des robots dont la forme dépendent entièrement des envies plus ou moins extravagantes des consommateurs. C'est le lieu de tous les possibles et sans limite, où les envies ne sont limitées que par l'argent. Une magnifique bulle de décadence et de liberté en plein milieu du cosmos.

Pas de limites et pas de témoins peuvent-ils transformer un rêve en cauchemar ? Qui peut dire si les envies ne sont pas des vices mortels ? Qui s'inquiète de connaître l'identité du propriétaire des lieux ? Tout est automatisé et robotisé, mais est-ce vraiment le cas de la maintenance ? Qui vous protègera lorsque l'argent viendra à manquer ? Qui peut vraiment croire à ce rêve doré ?

La science fiction nous fait souvent réfléchir à la condition humaine, mais nous donne aussi des lieux grandioses à explorer. Il ne tient qu'au MJ de savoir manipuler les attentes des uns et des autres pour allier les puissantes ficelles du genre. Le futur sera-t-il utopique ou dystopique ?